nouveauNotre communiqué de presse, publié le 28 avril 2020

Chères Nancéiennes, chers Nancéiens

Patricia Melet

Le premier tour des élections municipales 2020 a été complètement bouleversé par l’épidémie du COVID-19. Avec un taux d’abstention de 62,90 % (32034 abstenus sur 50925 inscrits sur les listes électorales) le résultat du premier tour a été décidé par le vote de seulement 18891 électeurs, un minimum historique. Le gouvernement de Édouard Philippe a décidé de maintenir le premier tour en dépit des signaux très préoccupants sur la situation sanitaire, et cela alors même que la veille du premier tour il prenait un arrêté imposant la fermeture des « lieux accueillant du public non indispensables à la vie de la Nation » et « des commerces à l'exception de ceux présentant un caractère indispensable » ! Ce choix est allé à l’encontre de tout bon sens et représente une faute majeur (une de plus !) de ce gouvernement qui devra, une fois l’épidémie terminée, sans doute rendre des comptes. .

Depuis janvier 2020 nous avons mis en ligne notre programme, basé sur des propositions très détaillées. La plupart des nos adversaires se sont limités à des slogans et des promesses à sensation. On a entendu parler de « forêt urbaine », de transformer le parking Vaudémont en une salle de spectacle (une priorité absolue pour les nancéiens !), des affirmations fausses et sans aucun fondement concernant le projet du nouveau tram... Notre programme, sans doute le plus réaliste et réalisable parmi tous ceux qui ont été proposés à l’occasion de ces élections, a été totalement boycotté par la presse écrite et audiovisuelle : ni France 3 Lorraine ni Lorraine Actu ne nous ont permis de participer à leurs débats afin de présenter et défendre notre programme. Nos moyens pour faire connaître notre programme (tractage, boîtage, réseaux sociaux, rencontres publiques) n’ont pu grand chose contre l’ostracisme dont nous avons été victimes dès le début. À cela s’ajoute la méfiance, ô combien compréhensible et justifiée, de l’électeur envers la classe politique, dont – quelle ironie ! - les principales victimes sont précisément les candidats qui, comme nous, essayent d’apporter un vent nouveau dans la vie politique et qui souffrent d’un manque de visibilité.

L’effet cumulé du record d’abstention et du boycott des médias s’est traduit en un score très en-dessous de nos possibilités. Nous souhaitons remercier les électeurs qui se sont mobilisés malgré l’émergence sanitaire, qui lors du premier tour était encore largement sous-estimée. Mais le combat n’est peut être pas terminé. En effet, le délai entre le premier et le second tour imposé par le confinement est trop important pour éviter une distorsion significative des résultats et, de ce fait, inconstitutionnel. Une fois l’émergence sanitaire terminée, la question de l’organisation du second tour se posera avec urgence et le risque que le premier tour soit tout simplement annulé – du moins dans les villes où le résultat du premier tour n’a pas permis d’élire le conseil municipal, comme dans le cas de Nancy – est loin d’être une hypothèse irréaliste. Dans ce cas, c’est l’ensemble de l’élection municipale, y compris le premier tour, qui devrait être rejoué. La situation serait inédite et personne ne peut prévoir sous quelles conditions les listes pourront éventuellement se représenter.

Dans tous les cas, nous continueront notre engagement pour apporter du concret et du bon sens dans la vie de notre ville et au delà, que ce soit dans une répétition de l’élection municipale, qui nous semble indispensable, ou lors de prochaines échéances électorales.