Logement

Nancy est l'une des villes de France où on construit le plus, alors que la courbe de sa démographie est plus ou moins stabilisée autour de 105.000 habitants, loin du pic de presque 130 000 habitants des années 1960 !

évolution démographique NancyÉvolution démographique Nancy (source : Wikipédia).

L’évolution du nombre d’habitants en cinq ans (-0,7%) est cité parmi les causes de la mauvaise position de Nancy dans le palmarès des villes où vivre en famille, où Nancy n'occuper que la 34ème position.

Nancy compte 69.108 logements pour 58.788 ménages et affiche un taux de vacances de 11,6% (données INSEE 2016), soit environ 8.000 logements vides.

Malgré tout ces indicateurs négatifs, le béton coule à flot à Nancy, et même si quelques arbres donnent une conscience écologique au Maire en poste, la vision du Maire actuel est une vision années '60, bétonnée, produisant un espace triste et concentrationnaire. A chaque programme, on nous annonce un monde meilleur, mais la réalisation est loin du concept. La place Simone Veil est là pour nous le rappeler : le résultat livré est même pire que ce qui avait été présenté !

Le nouveau « écoquartier » Grand Cœur s'est révélé tellement en-dessous des attentes que l'hebdomadaire « La Semaine » lui a dédié un article au titre très peu flatteur « Promis grandiose, livré moche » dont nous reproduisons ci-dessous quelques extraits.

On attendait de l’audace, de l’imagination, de la qualité et de la diversité architecturale mais cette manière de repenser la ville n’est pas probante.

Derrière les grandes agitations, les théories, les commentaires, il y a le débat de fond sur les problématiques urbaines complexes, intégrant l’urbanisme, les mobilités, les moyens de créer ou de relancer des villes attractives et dynamiques, respirables et saines, s’adaptant aux impératifs du changement climatique.

L’histoire de ces dernières années a vu Nancy manquer la plupart des aménagements lourds et des projets qu’elle a initiés.

Des projets moteurs qui devaient devenir des lieux de vie où l’on travaille, habite, se promène, n’ont pas régénéré le tissu urbain. D’autres ont raté le rendez-vous des déplacements et des mobilités. Ne parlons pas non plus de la mise en valeur des abords de l’eau et de la rencontre entre la ville et la rivière qui reste à faire ou de l’émergence des quartiers les plus récents, exemples des grands loupés du bâti et des aménagements qui nous entourent.

Inventaire des opérations de grande envergure qui ont été mises KO lorsque les projets sont sortis de terre.

Nancy Grand Cœur le béton coulé a torpillé l’endroit

C’est le symbole du malaise, du décor promis grandiose et livré moche. Revenons aux origines de cet hyper-projet urbain qui devait être la vitrine de la mixité emploi-habitat, de la transition écologique, des transports doux. Un concept de quartier comportant des logements avec une attention particulière portée à la mixité sociale, des bureaux, des commerces, une promenade aménagée et des équipements lui permettant de s’afficher en modèle de mutation d’un site où était édifiée l’ancienne prison Charles III qui voisinait avec des friches SNCF.

On s’attendait à une offre immobilière maîtrisée, à un symbole de contemporanéité exemplaire montrant qu’il est possible de penser les villes autrement et on se retrouve devant un morne mur de béton typique d’une sorte d’industrie de l’immobilier tertiaire, exemple de pari perdu sur l’avenir

Dans ce cadre très controversé, on fera une exception pour le centre de congrès, rampe de lancement du tourisme d’affaires et vitrine probante de la transformation architecturale de l’ancien centre de tri postal. Ni trop ni trop peu, les éléments greffés, les matériaux utilisés, les volumes réalisés imposent une vision : c’est conforme à la vérité du lieu, lumineux fonctionnel et ça marche.

Dans un ensemble à l’esthétisme discutable dont l’appréciation créative est diversement perçue et appréciée, voilà au moins un point d’accord.

C'est beaucoup d'argent pour enlaidir la ville. Une densité de construction au mètre carré poussée à l'extrême pour la rentabilité de l'opération financière et une défiguration de la ville pour un demi siècle, et encore ces constructions dans l'ensemble vieillissent très mal, l'école d'architecture est fermée, pourtant elle ne date que de 1996 ! Des constructions qui se copient et qui affichent l'insipidité. Par exemple, la place de la division de fer qui est un clin d’œil aux années 1970, loin de l'écologie et du si beau passé architectural de Nancy.

Notre projet est de stopper ces constructions, de revenir à des constructions plus humaines, écologiques, belles (cette notion étant subjective, nous ferons une consultation des riverains via un vote) et qui se marient avec leur espace. La durabilité et l'optimisation pour l'entretien futur est un critère important.

Un audit sera réalisé pour faire le point sur les garanties et les engagements pris sur ces programmes par la mairie et les organismes périphériques. La lutte contre la vacance sera une priorité : nous refusons de construire de nouveaux quartiers pour en délaisser d'autres, produire des ghettos et des zones de non droit.

Le logement social

Concernant le logement social, plusieurs organismes sociaux ont pignon sur rue. Notre priorité étant l'intérêt général, nous demandons que le remboursement des excédents de charges se fasse automatiquement, et non comme actuellement, où la surfacturation est de mise (voir page 3 du rapport Ancols 2018, qui pointe du doigt un provisionnement excessif des charges). Toutes les garanties données pour les constructions feront l'objet d'un contrôle, y compris le droit de réservation et les attributions.